ATELIERS DE PROGRAMMATION

2018 Ateliers de programmation MUCEM

Dimanche 1er avril, de 14h30 à 20h – Auditorium – Entrée libre Projection  L’amour tout court(s)

Une après-midi de courts métrages sur le thème « Quel amour ! ».

Tout un dimanche après-midi consacré au court-métrage, à travers une programmation interrogeant la question de l’amour sous différents angles : amour du cinéma d’abord, mais aussi amour de la vie, amour de l’autre, des autres, de l’art…

Ces programmes sont l’aboutissement d’un travail de plusieurs mois que j’ai mené en ateliers avec 3 groupes distincts d’adultes et d’adolescents, au lycée régional Mongrand de Port de Bouc, à l’hôpital la Timone à Marseille et au Cattp à Marignane, sur commande du Mucem. Chaque groupe présentera lui-même son programme au public.

Remerciements à Geneviève Houssay, initiatrice de ce projet, ainsi qu’aux partenaires sans lesquels rien ne serait possible : l’agence du court métrage à Paris, le festival tous courts à Aix en provence, le festival Images contre nature à Marseille.

Pour plus d'informations, cliquez sur les liens suivants : http://www.mucem.org/programme/lamour-tout-courts

http://www.pole-cinema paca.org/messagerie/spip.php?messagerie60114

2018 Atelier de programmation ALHAMBRA

Quel amour ! MARDI 17 AVRIL à 20H au cinéma l’Alhambra Marseille – St Henri. Entrée libre  (Alhambra + Passeurs d’images)

Programme d’1h30 de courts métrages . En présence des participant(e)s qui présenteront le programme et répondront aux questions du public dans le débat qui suivra.

Ces films, qu’ils soient de fiction, d’animation, de patrimoine ou expérimentaux, français ou étrangers, racontent de multiples façons des points de vues originaux, sensibles, drôles, tragiques… sur l’amour.  Il y est question de relation amoureuse bien sûr, mais plus largement de tout ce qui peut susciter ce sentiment : la famille, l’amitié, l’animal, l’argent…

À propos de l’atelier programmation de l’alhambra « quel amour ! » J’écrivais à l’automne dans ma note d’intention concernant cet atelier : …. « Et je me réjouis de travailler avec un groupe « libre » sur ce thème universel et complexe qu’est l’amour ! D’autant plus complexe qu’il est le lieu des clichés. Il y a donc dans cet atelier invitation à s’aventurer au delà des stéréotypes et matière à faire un beau voyage labyrinthique propice à une réflexion profonde, personnelle, artistique, sociétale… et même philosophique. »

Quelque mois plus tard, juste avant notre dernière séance d’atelier, je prends la mesure que cette « invitation à s’aventurer au delà de… », chaque participante, chaque participant, s’en est aussitôt saisi et que ce voyage ensemble nous emmène surtout au delà des « à-priori ».

Public « libre » dans le jargon culturel institutionnel signifie « non captif ». Captif est le public qui vient dans le cadre d’une structure : école, centre social, hôpital, etc. (Il y aurait beaucoup à dire sur le choix de ce mot). Ce qui révèle donc que les participant(e)s à cet atelier ont fait la démarche personnelle de venir, s’y sont engagé(e)s seul(e)s, certes après sollicitation du cinéma mais quand même ! Venir le samedi après-midi, planter tout le monde là, les enfants, la famille, les amis et même le smartphone pour venir faire cette expérience de cinéma, ce n’est pas une mince affaire.

A moins que ce ne soit une possible évasion.

Puis l’expérience a lieu. Et libre prend alors un sens plus large et plus profond. Il s’agit désormais de la parole, de la liberté de parole. Et du même coup de penser. Étonnamment vite, la pensée s’ouvre et s’active, le sens critique s’aiguise, la parole se libère, individuellement et collectivement, sans censure ni auto-censure. Le regard est posé sur la qualité du film. Sa qualité cinématographique, son originalité, son esthétique, sa profondeur, la cohérence de son parti-pris, la singularité du point de vue… C’est ce qui prime. Et tout ce qui relève de la morale devient immédiatement hors sujet. Pourtant sur ce sujet de l’amour et des formes d’expression hors normes qu’il peut prendre la morale dominante a toujours montré les dents. Alors pourquoi devient-elle hors sujet ? Pourquoi n’est-elle plus un filtre obscur entre le sujet et ses pensées, là, dans ce lieu de l’expérience artistique ?

La seule explication, à mes yeux, est que les expériences artistiques, parce qu’elles nous bousculent, permettent de réfléchir, de chercher ensemble, d’oser dire, de dépasser les opinions toutes faites, les clichés, les frilosités, les peurs archaïques, les « à priori ». Ce n’est pas un scoop, mais c’est chaque fois frappant.

L’expérience artistique nous révèle à nous-mêmes, nous révèle aux autres et modifie notre rapport au monde. Très vite elle devient jubilatoire et émancipatrice. C’est exactement ce qui se passe dans cet atelier.

Nathalie Démaretz

Lien vers cinéma l’Alhambra> Marseille-St Henri

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2017 Ateliers de programmation MUCEM

La restitution s’est faite le 2 AVRIL au MUCEM, à l’auditorium Germaine Tillon et était en lien avec l’exposition « VIES D’ORDURES » qui a ouvert ses portes au MUCEM le 22 Mars.Ces programmes étaient l’aboutissement d’un travail de plusieurs mois que j’ai mené en ateliers de programmation avec 3 groupes distincts d’adultes et d’adolescents, au Cinéma Le Méliès et au Lycée Régional Mongrand de Port de Bouc, sur commande du Mucem. Chaque groupe a présenté lui-même son programme au public.

Qu’ils soient documentaires, de fiction, d’animation ou expérimentaux (exit les films pédagogiques sur la « perfect attitude« ), ces courts métrages évoquent en récits, images, sons, métaphores, poésies, etc., multiples points de vues sur les ordures qui nous inondent, mais plus largement sur la pollution, toutes les sortes de pollution : visible, invisible, imprévisible, inodore, sonore, puante, mortelle… et sur les propositions de recyclage de nos déchets. Ils nous questionnent sur notre rapport au monde, à l’écologie, à la nature, à la consommation… à la vie tout simplement. Ils posent un constat de ce qui est et alertent sur l’urgence à agir et réagir, mettent en relief la fracture des intérêts des pays riches face aux pays dits émergents, soulignent le concept (récent) que l’eau, la terre, les océans, l’air sont des « biens de l’humanité », proposent parfois des gestes simples à mettre en actes dans nos quotidiens, traitent le sujet avec humour, drame ou distance, au sens propre (si on peut dire) ou au sens figuré.

Quelques uns d’entre eux sont nés du « found footage« : recyclage de pellicule issue de « chutes » de films, de sons, ou détournement d’images internet, qui proposent en version expérimentale une seconde vie à ces matériaux en principe destinés à la poubelle.  A découvrir !

Quelqu’ils soient, ces films artistiques, assemblés ici dans un TOUT, posent la 3ème part de la question énoncée par le peintre Gauguin : « D’où venons nous ? qui sommes nous ? où allons nous ? »

Nathalie Démaretz

Vous trouverez toutes les précisions sur cet évènement en cliquant sur le lien suivant : http://www.mucem.org/programme/au-secourts-cine-vies-dordures

Remerciements à Geneviève Houssay, initiatrice de ce projet, ainsi qu’aux partenaires : cinéma le Méliès et lycée Mongrand à Port de Bouc, festival « images contre nature » à Marseille, festival « Sauve qui peut le court » à Clermont Ferrand, Festival Tous courts à Aix en Provence, l’agence du court métrage à Paris.

J’ai également le plaisir de vous apprendre que ma dernière vidéo « Les yeux seuls… » réalisée en Décembre 2016 avec la complicité artistique de DEMZ (jeune dessinatrice de bandes dessinées) a été sélectionnée dans le cadre de ces ateliers. C’était sa première diffusion publique.

« Je dédie LES MANGEURS DE POUSSIÈRE aux êtres humains qui meurent en chemin, en mer, en route, à la recherche d’une respiration, dans leur quête d’un territoire de paix et de liberté. "