Actualités

"Soyez résolus de ne plus servir et vous voilà libres" Etienne de La Boétie
SITE EN COURS D'ACTUALISATION
C’est fini ! Mais cet atelier sera reconduit l’année prochaine

Quel amour ! MARDI 17 AVRIL à 20H au cinéma l’Alhambra Marseille – St Henri. Entrée libre  

Durée programme : 1h30

Ce programme est l’aboutissement d’un travail de plusieurs samedi que j’ai mené en atelier avec un groupe de personnes des quartiers 15/16. Ce groupe présentera lui-même son programme au public et répondra aux questions du public dans le débat qui suivra.

Ces courts métrages, qu’ils soient de fiction, d’animation, de patrimoine ou expérimentaux, français ou étrangers, racontent de multiples façons des points de vues originaux, sensibles, drôles, tragiques sur l’amour.  Il y est question de relation amoureuse bien sûr, mais plus largement de tout ce qui peut susciter ce sentiment : la famille, l’amitié, l’animal, l’argent…

À propos de l’atelier programmation de l’alhambra « quel amour ! » J’écrivais à l’automne dans ma note d’intention concernant cet atelier : …. « Et je me réjouis de travailler avec un groupe « libre » sur ce thème universel et complexe qu’est l’amour ! D’autant plus complexe qu’il est le lieu des clichés. Il y a donc dans cet atelier invitation à s’aventurer au delà des stéréotypes et matière à faire un beau voyage labyrinthique propice à une réflexion profonde, personnelle, artistique, sociétale… et même philosophique. »

Quelque mois plus tard, juste avant notre dernière séance d’atelier, je prends la mesure que cette « invitation à s’aventurer au delà de… », chaque participante, chaque participant, s’en est aussitôt saisi et que ce voyage ensemble nous emmène surtout au delà des « à-priori ».

Public « libre » dans le jargon culturel institutionnel signifie « non captif ». Captif est le public qui vient dans le cadre d’une structure : école, centre social, hôpital, etc. (Il y aurait beaucoup à dire sur le choix de ce mot). Ce qui révèle donc que les participant(e)s à cet atelier ont fait la démarche personnelle de venir, s’y sont engagé(e)s seul(e)s, certes après sollicitation du cinéma mais quand même ! Venir le samedi après-midi, planter tout le monde là, les enfants, la famille, les amis et même le smartphone pour venir faire cette expérience de cinéma, ce n’est pas une mince affaire.

A moins que ce ne soit une possible évasion.

Puis l’expérience a lieu. Et libre prend alors un sens plus large et plus profond. Il s’agit désormais de la parole, de la liberté de parole. Et du même coup de penser. Étonnamment vite, la pensée s’ouvre et s’active, le sens critique s’aiguise, la parole se libère, individuellement et collectivement, sans censure ni auto-censure. Le regard est posé sur la qualité du film. Sa qualité cinématographique, son originalité, son esthétique, sa profondeur, la cohérence de son parti-pris, la singularité du point de vue… C’est ce qui prime. Et tout ce qui relève de la morale devient immédiatement hors sujet. Pourtant sur ce sujet de l’amour et des formes d’expression hors normes qu’il peut prendre la morale dominante a toujours montré les dents. Alors pourquoi devient-elle hors sujet ? Pourquoi n’est-elle plus un filtre obscur entre le sujet et ses pensées, là, dans ce lieu de l’expérience artistique ?

La seule explication, à mes yeux, est que les expériences artistiques, parce qu’elles nous bousculent, permettent de réfléchir, de chercher ensemble, d’oser dire, de dépasser les opinions toutes faites, les clichés, les frilosités, les peurs archaïques, les « à priori ». Ce n’est pas un scoop, mais c’est chaque fois frappant.

L’expérience artistique nous révèle à nous-mêmes, nous révèle aux autres et modifie notre rapport au monde. Très vite elle devient jubilatoire et émancipatrice. C’est exactement ce qui se passe dans cet atelier.

Nathalie Démaretz

Plus de détails sur la page  » Ateliers de programmation

___________________________________________________________________________

Les mangeurs de poussière

Installation vidéo, sonore et plastique.  Fixe, pour intérieur ou extérieur urbainVoici les traces laissées à la machine pneumatique en Novembre 2017 :  A REGARDER en ligne (4mns) : Reportage « LES MANGEURS DE POUSSIÈRE » La machine pneumatique / Loic Larrouze

Cette création a pour objet d’évoquer l’exil, les mouvements migratoires. Une histoire universelle et intemporelle. Tout se révèle dans leur dos au travers d’une vidéo qui est un mix entre images d’archives et images personnelles de mer de vagues de trains de tunnels de passages. Le dos, c’est leur passé, ce qui les pousse vers l’avant. Ils n’ont nulle part trouvé un lieu d’accueil pour s’arrêter. La ville ne veut pas de ces migrants… La bande sonore « Inside » révèle quant à elle, un état émotionnel intérieur. Tout est conçu pour que le public ait l’impression d’entrer dans un fond de cale.

De leur passage au cinéma Les Variétés à Marseille en Janvier 2016, il reste aussi des traces avec l’article d’Elise Padovani dans le journal ZIBELINE « Tout ce qui fait exil en nous »

Le teaser en ligne sur Youtube  (2mn20 / images Philippe Houssin)

La version longue, avec la bande son en intégralité, en ligne sur Youtube ( 8mn45 / images Philippe Houssin / images additionnelles  Chrystophe Pasquet / montage réalisation Nathalie Démaretz)

Et vos innombrables mots laissés dans le livre d’or.

VOIR Dossier artistique et technique VOIR  Galerie photos les mangeurs de poussière en extérieur nuit à Barcelone

« Je dédie LES MANGEURS DE POUSSIÈRE aux êtres humains qui meurent en chemin, en mer, en route, à la recherche d’une respiration, dans leur quête d’un territoire de paix et de liberté. "